Franchir le pas…
Posted on 5 janvier 2010 in Cheminement | 8 commentaires »
Il est presque 4h du matin… Et comme chaque nuit depuis plusieurs jours je n’arrive pas à dormir… Je sais que c’est de ma faute.
Depuis mon entrée au Lotus, j’ai beaucoup réfléchi. Sur moi-même et sur ceux que j’ai blessés, voire trahis, et que je continue à trahir encore aujourd’hui à cause d’une trop grande lâcheté. Mais il y a un moment où il faut savoir dire « Stop ». Un moment où on ne peut plus continuer à fuir, et où on doit se retourner et regarder les gens en face pour leur dire la vérité. Et ce pas à franchir fait partie de mon cheminement. Je n’en peux plus de me tourner vers mon Enfant Intérieur et de le voir pleurant et tremblant, comme je le suis aujourd’hui. Je dois à présent tout détruire… et tout reconstruire.
Ce sera douloureux, je vais perdre énormément… Mais je l’ai cherché, je ne suis pas à plaindre. J’ai fait souffrir inutilement des gens pendant des mois. Pour rien. Parce que je me sentais seule, déprimée, que je n’avais plus aucune joie de vivre, je me suis inventée un monde insensé. A mesure que j’écris ces mots, je sens toute cette douleur s’en aller, je sens la paix revenir… malgré tout. Je vais perdre deux êtres très chers à mon cœur, mais je sais que c’est pour leur bien. Que ne plus vivre avec moi dans le rôle de Brutus ne leur fera que du bien et leur apportera la paix. L’Effet Papillon va devenir la vague papillon… je sais qu’au fond de leur cœur, ces personnes-là savent déjà la vérité. Mais qu’ils n’osent pas ouvrir les yeux tant c’est douloureux.
J’ai eu un passé extrêmement difficile, mais j’en ai aussi beaucoup rajouté. Pas énormément, mais tout de même. La peur de se retrouver seule. Peur d’être abandonnée tant on se sent insignifiante… Aujourd’hui je la regarde en face. Et je lui souris. La Vérité a été difficile auprès de ma moitié. Mais il m’aime et merci Déesse, il a réussi à me pardonner. Pourtant je ne me suis pas sentie soulagée pour autant. A l’époque de mon méfait, je n’imaginais pas l’ampleur que ça prendrait. J’en paie les conséquences aujourd’hui : beaucoup de désastre, et une grande torture morale de mon côté. J’ai inventé tout un pan de ma vie pour… quoi en fait? Pour justement, ne pas me retrouver seule. Tout le monde fait des erreurs. Les miennes sont considérables. Et je ne retrouverais pas la paix tant qu’elles ne seront pas réparées.
Il y a… pff je sais même plus… 3 ans? J’ai manqué de respect à ceux qui souffraient réellement. J’ai fais la même chose que ce que je critiquais à côté. J’ai fais mon intéressante parce que je sentais que je perdais les meilleures amies que j’avais à l’époque. Aujourd’hui j’en ai perdu une. Et je vais en perdre une autre. Les plus chères. Mais je ne peux plus les regarder en face et continuer comme si de rien n’était. Si je souhaite devenir prêtresse, je dois laisser toute la part sombre de mon être s’en aller. A croire que tout m’y poussait : mes cauchemars, le tirage du tarot pas plus tard qu’hier soir qui me disait « Il est temps de détruire pour mieux reconstruire ». Il ne croyait pas si bien dire.
Si malgré tout, ces deux amies me pardonnent, je crois que je ne le mériterais pas. On est bien cons quand on a 17 ans. Et je l’ai été bien au-delà des autres. J’assumerais les conséquences, qui à mon avis me feront perdre bien plus que je ne le pense. Les conséquences d’une erreur gigantesque. Ce soir je ferme tout. Mes foras, mes comptes sociaux… Je m’en excuse auprès de ceux qui y venaient, je m’en excuse réellement. Bien que mes excuses sont bien pitoyables.
On croit toujours connaître ceux que l’on fréquente… Mon exemple montrera que non, on ne connaît personne. Je n’en dirais pas plus ici, mais je sais que les concernées se reconnaîtront et qu’elles comprendront de quoi je parle. Si j’étale cela ici, ce n’est pas pour me faire plaindre, bien au contraire. C’est pour montrer à tout le monde que je suis et ai été, une personne abjecte et indigne de confiance. Il est 4h, ce sera l’heure du premier pas sur mon nouveau chemin. Je sais que de toute façon un jour la vérité aurait éclatée. Je veux simplement choisir mon moment. Je suis encore jeune, je me relèverais, bien que, comme je l’indiquais dans le précédent article, tous nos actes et tous nos choix ont des conséquences. Je m’excuse très sincèrement auprès de celles dont mes mauvais choix ont bousillé le moral et la santé. Je ne souhaite pas être pardonnée, je ne le mérite pas, pas pour cela. Pas pour des faits qui remontent à 3 ans, pas pour des faits que j’ai reprochés à une autre.
Ce soir enfin, je vais dormir en paix…
Sen'
il aurait suffit d’un mail. Tu n’aurais même pas eu besoin de tant de… publicité.
Je l’ai toujours su. Pas depuis le début. Mais c’est venu ensuite. On est con quand on a 17 ans. On est naïf quand on en a 22 et qu’on veut sauver le monde.
Je l’ai toujours su. Je t’en ai voulu. Mais je ne t’ai jamais détesté. Comment le pourrais-je ?
« Qui me reflète, sinon toi Moi-même, je me vois si peu.
Sans toi je ne vois rien qu’une étendue déserte,
entre autrefois et aujourd’hui ».
Allez ma douce, ma tendre, mon adorée petite soeur de l’outre France. Malgré la distance, les années, l’éloignement…
Dors en paix.
Car je t’ai déjà pardonné.
5 janvier 2010 à 8 h 38 min